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Territoires occupées de la République Sahraoui: Forces marocaines ont séquestré la défenseuse des droits de l’hommes Khadija Moutik aux frontières entre Sahara Occidental et Mauritanie jeudi 13 novembre 2008 La militante sahraouie Khadija Moutik, fille d’Adid Mohamed Lahcen, née le 10 février 1962, résidente actuellement à Goulimine au sud du Maroc, a été séquestrée par agents de la Gendarmerie Royal, de l’Armée et de la Police, le 10 novembre 2008 vers 10h GMT, dans la zone de GUERGARATE. Retenue jusqu’à 15h30 dans le poste frontarière occupé ilégalement par les forces marocaines, elle a été conduite dans un camion au commissariat central à Dakhla où elle est arrivée vers 20h30 GMT. En ce commissariat elle a été objet de deux interrogatoires sous la surveillance directe du wali de sureté et du commissaire dénomé HERZ Larbi qui l’ont menacée de l’enterrer vive. Le 11 novembre 2008 vers 13h GMT, elle a été transportée dans un autocar de la compagnie C.T.M, escortée par 3 policiers en civiles, en direction de Guelimime. Selon des témoins visuels, on a pu l'apercevoir dans l'autocar au cours d'un bref arrêt à El-Ayoune vers 20h30 GMT. Le matin du 12 novembre 2008, elle a été conduite vers sa maison à Guelimime qu’ils ont mise à vigilance, en attandent son éventuelle convocation par le procureur. Au moment du séquestre, les forces d’occupation lui ont confisqué les biens suivants: - Un CD qui contenait des activités sudafricaines de soutien au peuple sahraui. - Un stylo et un porte-clés avec logo de la République Sahraoui. - Plusieurs t-shirts avec logos sudafricains. - 3000 dólares USA. Khadija Moutik est responsable régional du Syndicat U.M.T. (Union Marocain du Travail), représentant les salariés de la commune de Guelimime, membre de l’Association de Droits de la Femmes, porte-paroles de la Commission de Victimes des évènements des 2, 3 et 6 février 2006 à Guelmime, porte-paroles également de la Commission contre toutes les formes de violations de droits de l’hommes perpétuées par Maroc au Sahara Occidental. Depus le début du conflit du Sahara Occidental, sa famille est objeto de nombreuses violations et actes de répression: Assassinat de son père en 1973 par soldats marocains. Séquestre et mantien à désaparition forcée de sa mère durant sept mois en 1980 de la part des autorités marocaines. Séquestre et maintien à détention arbitraire de ses trois frères (Mohamed, Lhoucine y Ali Moutik) et son cousin Lahcen Moutik par les autorités marocaines aux années 1976 et 1977 pour avoir soutenu le droit de l’autodétermination du peuple sahraoui et son appartenance au Front Polisario. Ils sont restés détenus avec d’autres 22 sahraouis jusqu’au 1983.
Khadija Moutik a milité toujours pour l’indépendance du Sahara Occidental et pour l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Cet engagement lui a coûté plusieures détentions arbitraires, tortures, licencements abusifs du travail et jugements injustes. Para protestar contra los abusos del Poder y las constantes intimidaciones, Khadija Moutik ha llevado a cabo varias acciones y protestas entre ellas: Grêve de faim de 45 jours commencée le 15 novembre 1999. Denuncias ante los tribunales marroquíes por violaciones sufridas : n°1162/ش/2005 el 12/09/2005 en Guelmim, n°69/05/أق el 15/10/2005 en Agadir, n°32/06/ أقel 15/05/2006 en Guelmim, n°15/06/Sc el 18/11/2006 en Guelmim, n°27/06/Sc el 18/12/2006 en Guelmim y n°30/07/ أقel 31/05/2007 en El Aaiún. Dénonces auprès des tribunaux marocains pour les violations suvies : n°1162/ش/2005 el 12/09/2005 en Guelmim, n°69/05/أق el 15/10/2005 en Agadir, n°32/06/ أقel 15/05/2006 en Guelmim, n°15/06/Sc el 18/11/2006 en Guelmim, n°27/06/Sc el 18/12/2006 en Guelmim y n°30/07/ أقel 31/05/2007 en El Aaiún. Le tribunal administratif marocain a refusé de poursuivre l’Etat pour le licencement abusif de son travail el 12/09/2005 nº de dossier 332/05. Khadija Moutik a participé à plusieurs rencontres, un exemple d’entre eux sa participation au Foro Social du Maghreb 2008 en représentation des femmes sahraouies aux réseaux de femmes maghrebines. La Association des Familles de Prisonniers et Disparus sahraouis (AFAPREDESA) dénonce énergiquement cette nouvelle et flagrante violation des droits de l’homme dont la militante sahraouie Khadija Moutik est victime. AFAPREDESA rappelle que depuis beaucoup d’ans, Khadija Moutik est objet de multiples et incessants actes de répression, de menaces et de intimidations pour son engagement effectif à faveur des droits de l’home et pour que se respecte le droit inaliénable du peuple sahraoui à la autodétermination et indépendance, au conforme avec la légalité internationale. AFAPREDESA condena Marruecos por las graves violaciones de derechos humanos contra la población civil saharaui y lanza un llamamiento urgente a las organizaciones e instituciones internacionales de derechos humanos para que intervengan ante las autoridades alauitas con el fin de garantizar la seguridad física y mental de la población saharaui. En particular, AFAPREDESA pide a Naciones Unidas y a su Alto Comisionado de Derechos Humanos de asumir sus responsabilidades en la protección de los derechos humanos del pueblo del Sahara Occidental mientras que la Misión de Naciones Unidas para el Referéndum en el Sahara Occidental (MINURSO) no haya cumplido con su cometido. AFAPREDESA pide igualmente a la UE de exigir del Reino de Marruecos de conformarse con el respeto de los derechos humanos, solemnemente contractados por las autoridades marroquíes. AFAPREDESA condamne Maroc pour les graves violations de droits de l’homme contre la population civil sahraouie et lance un appel urgent aux organisations et institutions internationales de droits de l’homme pour qu’ils interviennent auprès des autorités alaouites a fin de garantir la sécurité physique et moral de la population sahraouie. En particulière, AFAPREDESA demande aux Nations Unies et au Haut Commissariat de Droits de l’Homme d’assumer ses responsabilités dans la protection des droits de l’homme du peuple du Sahara Occidental, tant que la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) n’accomplisse sa mission. AFAPREDESA demande également à l’UE d’exiger au Royaume de Maroc de se conformer avec le respect des droits de l’homme, solennellement contracté par les autorités marocaines.
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