“La mort était mieux qu’avoir été violée”
 par Mme. Fatma Ayach
Témoignage de la militante des Droits de l’Homme et ex-disparue, Fatma Ayach, membre du Collectif Sahraoui de Défenseurs des Droits de l’Homme (CODESA) Un écrivain arabe a dit : « Une fois hors de la prison, prépare-toi pour vivre en harmonie dans la société ; conserver tes principes, ta foi et la lutte pour ta cause est plus difficile qu’être dans la même prison. » Mon nom est Fatma M´barek Mohamed Ayach et je suis née en 1968 à El Ayoun, Sahara Occidental. Je suis mère de deux enfants : Lala Charafi (19 ans) Abdelaziz Elbachrawi (7ans). J’appartiens à une famille sahraouie dont tous les membres, dont moi-même, ont souffert durant la longue période de flagrantes violations des droits de l’homme commises par les tortionnaires des différentes forces de sécurité marocaines. J’ai été victime de séquestration, disparition forcée et tortures systématiques, comme grand nombre de citoyens sahraouis, pour le seul fait d’avoir participé aux manifestations pacifiques dans la ville d’El Ayoun, au Sahara Occidental. Ces manifestations avaient comme objectif de demander l’autodétermination pour le peuple sahraoui à la veille de l’arrivée d’une Mission Téchnique des Nations Unies pour la visite des territoires occupés du Sahara Occidental.
Le 20 novembre 1987, environ à une heure du matin, ma maison qui se trouve dans la rue Al-hizam à El Ayoun, a été forcée par plus de sept agents de la police marocaine en tenue civil. Ils ont détruit brutalement tout ce qu’il y avait, violé le sommeil de ma famille, spécialement de ma mère Salka Abdellfatah Luali de 50 ans. Cette intervention a provoqué une situation d’horreur chez tous les membres de ma famille. J’ai été arrêtée dans mon lit avec des insultes et des coups terribles. Personne ne s’imagine le changement brutal de la paix du lit à ces bruits-là insupportables. Je ne savais pas ce qui se passait... tout à coup je me trouvais sous les bottes des tortionnaires, enfermée dans une voiture de marque Land Rover. Ils ont tourné longtemps dans les rues et avenues de la ville, en nous infligeant toutes sortes de coups, des insultes verbales et abus. Quand la voiture s’est arrêtée, j’ai pensé que la souffrance aussi s’arrêterait, pourtant il n’en fut rien. Un nouveau chapitre, pire et plus brutal de tortures commence alors... c’était le début des interrogatoires. Voilà la « bienvenue » des bourreaux qui n’avaient pas de pitié, assoiffés de sadisme et qui prenaient soin de choisir les mots plus humiliants, insultes et coups sur toutes les parties du corps, ils avaient comme objectif d’outrager notre dignité humaine. J’ai eu le sentiment que le temps s’était arrêté pendant plus de trente heures. Je n’avais conscience que des gifles successives ou de l’eau sale qu’on versait sur ma tête et mon corps. Voilà « l’hospitalité » que nous avons eue ! Alors que je reprenais conscience, j’entendais seulement les cris et gémissements dont j’ai su, plus tard, qu’ils provenaient de ma famille et de mes compatriotes torturés. L’unique préoccupation des bourreaux était de m’arracher des aveux sur l’objectif de nos manifestations. J’avais les mains menottées dans le dos, les yeux bandés et je sentais des douleurs dans tout le corps. Mais le pire était les menaces constantes de viol que je recevais. Tout pouvait se supporter, sauf le viol ! La mort était mieux qu’être violée!!! Le pire fut atteint quand j’ai su que tout ce qui m’était arrivé, les cinq membres de ma famille l’avaient aussi enduré. Oui, ces personnes qui m’avaient appris les principes du bon comportement et la morale, quelle honte j’ai connue en apprenant le sort des tantes de ma mère Khwaidija et Salka Ayach, le fils de celle-ci Mohamed El-jalil Ayach, mon oncle Ali Ayach et mon cousin Lagdaf Ayach, tous étaient avec moi suffrant des mêmes tortures quotidiennes que moi! Les tortionnaires et enquêteurs étaient tellement sadiques qu’une fois ils m’ont ôté le bandeau des yeux uniquement pour me faire voir mon oncle, Ali Ayach, complètement nu. Son état de santé était très faible du fait des tortures sauvages, le visage boursouflé, il était tellement faible qu’il n’avait pas la force de parler. Tout ce qu’ils faisaient était, d’une part, pour m’humilier sachant que cela violait nos traditions et principes sahraouis et d’autre part ils le faisaient pour m’apeurer. Quand j’ai regardé autour, je me suis rendu compte que le lieu était sale, tout était cruel et amère. Les gens étaient étendus, défaillants autour de moi, les vêtements tâchés de vomissures et de sang. Une odeur nauséabonde se dégageait de ce lieu. La stupidité des tortionnaires s’ajoutait à la peur et la panique. C’est alors que je me suis rendue compte de la gravité de ma misère. Après les premières séances de tortures je connais des mesures strictes de sécurité, dans un groupe de séquestrés, mains menottées et yeux bandés. Durant les interrogatoires, ils nous interdisaient de manger ou de faire nos besoins. Et l’unique langage qui s’exprimait était celui des coups. Quelques minutes après, j’ai été conduite de nouveau aux interrogatoires et cette fois à propos de quelques drapeaux du POLISARIO ; d’où les avais-je obtenus? Pourquoi nous allions manifester ? Qui étaient les responsables des manifestations ? C’étaient les questions les plus fréquentes des interrogatoires. Après avoir refusé de fournir des informations, j’ai été sujette à des tortures atroces ; coups sur les parties les plus sensibles, ils soufflaient la fumée de cigarettes sur mon visage. Ils m’ont tellement giflée le visage que je ne sentais plus rien. J’ai perdu connaissance plusieurs fois, mais quand je reprenais conscience, c’était pour recommencer les interrogatoires, les insultes et les tortures. De temps en temps, on me versait de l’eau glacée et sale sur le corps et peu à peu je ne me rappellais plus ce que je disais et de nouveau je perdais connaissance. Après la seconde séance de tortures, ils m’ont emmenée de nouveau avec un groupe des séquéstrés en un Land Rover vers un lieu proche de la côte. Plus tard nous avons su que ce lieu-là était « Thaknat Albir » (les baraques du puits), une prison secrète au sud d’El Ayoun, Sahara Occidental. Ils nous ont répartis dans les cellules qui étaient remplies des gens, où nous ne pouvions pas dormir, parler, ni même nous mouvoir. Nous étions blessés mais on nous a refusé les soins. Avec tout cela, le processus interrogatoire a continué et beaucoup de gens perdaient connaissance et sombraient jusqu’au délire. Maintenant je me souviens ce qui est arrivé à mon oncle Mohamed El-jalil Ayach, qui reste encore aujourd’hui disparu. Durant la période où j’étais détenue, il avait été torturé non loin d’où étions moi et sa mère, qui devait supporter ses propres tourments et ceux de son fils. Nous entendions avec fréquence les bourreaux lui crier : « fils de pute, dis : Viva el rey, dis que le Sahara est marocain... ». Pourtant il s’y refusait tout le temps, défiant les tortionnaires avec sa patience et la force de sa foi pour sa cause. Finalement ils l’ont jeté dans un lieu que nous utilisions comme toilettes. Ils l’ont pietiné avec leurs chaussures et nous ont obligés à faire de même, comme une vengeance au respect de nos principes. Mohamed a subi cela sans que nous puissions rien faire pour lui. Sa mère devait supporter ses gémissements, que nous assimilions pour nous aider à résister et à vivre. Cela, jusqu’à ce qu’un jour, les gémissements cessent : Mohamed El-jalil a disparu pour une destination inconnue, comme beaucoup de Sahraouis, qui encore aujourd’hui se trouvent dans les prisons et centres secrets du Maroc. Incapable d’accepter la disparition de son fils, la pauvre mère de Mohamed a eu une grave crise psychologique pendant de nombreuses années. Y compris après notre libération, elle vivait toujours avec l’espoir de pouvoir embrasser son fils un jour. Après avoir passé un temps à la prison secrète de « Thaknat Albir », nous avons été transférés au triste centre secret de détention PC CMI (Poste de Commandement-Compagnie Mobile d’Intervention). Nous étions dans une situation déplorable du point de vue de la santé due aux jours de torture que nous avions connus. Après avoir libéré six femmes, ils nous ont mis dans une même cellule. Parmi nous se trouvait Fatma Mint Said, qu’ils ont arrêtée alors qu’elle avait un bébé seul de deux mois. Fatma essayait de rester forte et patiente pour revenir à son nouveau-né qui ignorait son destin. Nous souffrions de voir sa situation et nous nous sommes relayées pour boire son lait afin de soulager la douleur que lui causaient ses seins. Pourtant c’était interdit et nous suppliions le gardien de nous laisser faire. Egale ou pire que cette blessure d’Igga, celle de la perte de mémoire. Elle fut jetée au sol où elle a passé un temps long hallucinée. Ils ne voulaient pas l’emmener à l’hôpital, la seule chose qui venaient du gardien étaient des réponses sadiques du genre : « vous êtes là pour mourir ... de mort lente ». Une partie du plafond de la pièce était ouverte et par cette ouverture le froid entrait, un froid extême. Nous avions faim, mais il y avait un manque des choses les plus simples de la vie : vêtements, couverture et autres nécessités fondamentales. Cette situation a duré tout au long de notre disparition d’environ quatre années. On m’a séquéstrée quand j’avais 17 ans. J’étais divorcée et j’avais une fille de 12 mois. Lala Charafi. J’étais trop jeune et je ne savais pas encore ce qu’était d’être mère, et même si je l’avais su, qu’aurais-je pu faire seule dans cette prison-là ? Je n’arrêtais pas de penser à ma fille et craignais qu’on la séquéstrât aussi. L’angoisse m’étouffait le coeur. Bien que menottée, je l’embrassais par la pensée et je jouais avec ses cheveux si doux. Mon ange, Lala, m’aidais à supporter la violence des bourreaux. Pourtant, jour et nuit je me demandais « que fait-elle ? », « où est-elle ? », je me demandais ce qu’elle mangeait, où elle dormait ... Parfois je la voyais marcher, essayer de parler, pleurer, sourire ou s’approcher de moi en disant « mama, mama... ». Je pensais qu’elle était en permanence avec moi, qu’elle serait vivante... je ne souffrais que de penser à elle. Notre souffrance a grandi quand on nous a empêché de nous rencontrer entre prisonniers de même famille ou amis, quand on nous a supprimé les soins médicaux et aussi la sortie à la cour pour respirer l’air pur. Nous prenions de l’eau et mangions dans des plats sales, nous dormions dans des cellules crasseuses avec des odeurs nauséabondes, insectes et poux grouillaient sur nos corps. Durant les quatres années de notre disparition nous n’avons changé que deux fois de vêtements, nous n’avons pratiquement jamais eu l’occasion de nous doucher. Des fois on nous empêchait faire la prière, car on nous maintenait avec les mains attachées, les yeux bandés et on nous obligeait à rester assis, tête basse, le visages tourné vers le mur. J’ai passé environ quatre ans détenue avec plus de soixante Sahraouis. Nous étions dix femmes et le reste était des hommes de tous âges, des adolescents jusqu’aux vieux. Il y avait deux hommes aveugles : Sidati Salami (55 ans) et Charif Algarhi (22 ans). Bienqu’ils fussent aveugles, ils souffraient comme les autres de tortures quotidiennes. A Sidati, était toujours traîné par la barbe pour le conduire aux séances de torture et Charif, on le conduisait aux toilettes avec les chiens de garde, une façon de « s’amuser ». Un jour, ces tortionnaires sadiques ont mis mes camarades Al-galia Djimi et Salka Ayach face à plusieurs chiens féroces entraînés qui ont sauté sur elles pour les mordre ; aujourd’hui encore elles portent les traces des dents de ces bêtes féroces. Cette situation misérable et les conditions inhumaines ont duré environ quatre ans et cela nous a énormément affaiblis. Plusieurs entre nous ont souffert de maladies (quelques unes contagieuses) telles, la tuberculoses, les rhumatismes, des maladies mentales, des douleurs d’estomac, des maladies intestinales, des problèmes de vue, de l’anémie, des maladies cardiaques, de sévères crises d’asthme, ainsi que des maladies de peau. Je cite l’exemple de ma camarade Aminatou Haidar, qui a souffert d’une paralysie partielle et a eu plusieurs crises respiratoires. Il y a aussi le cas d’Oum Almou´nin Mahamud et Mohamed Khalfou qui ont souffert de tuberculose en prison et ce dernier a perdu la vie quand nous avons été libérés en 1991. Nous avons passé une période longue dans le PC-CMI à El Ayoun. Ce centre de détention, ils l’ont détruit après pour enfouir les atrocités qu’ils y ont commises. Jamais nous n’avons été conduits devant la justice, ni condamnés ou fait l’objet d’une accusation quelconque. Jamais nous n’avons reçu de visite... nous étions simplement « disparus ». Ainsi, nous avons compris que nous étions là-bas pour mourir lentement du simple fait de demander le droit de notre peuple à la autodétermination. Quand on nous a libérés du PC-CMI, nous devions apprendre de nouveau l’art de vivre. Nous avions perdu la notion du temps. Nous avons laissé derrière nous quatre de nos camarades : Mohamed El-jalil Ayach, Salama Hania, Mohamed Ali Karrum et Andal-la Bumehdi. Tous ont perdu les ongles des deux mains à cause des tortures. Leur destin, comme celui de beaucoup de Sahraouis, reste encore inconnu. Quand leurs familles nous demandaient après eux, nous ne pouvions que dire : nous sommes désolés, nous ne savons rien ... Moi, je ne rêvais même pas d’être libéré et de voir de nouveau ma petite fille Lal-la qui avait alors déjà cinq ans. C’est ma mère, Salka Andelfatah Luali (Que le dieu la tienne à sa gloire), qui me l’a emmenée. Ma mère était très faible de par son âge, les maladies et les soucis causés par ma disparition. Au début il m’était difficile de convaincre à ma fille que j’étais sa mère. Quand je m’approchais d’elle, elle s’éloignait de moi et cela m’a affecté psychologiquement. Je savais que je devrais avoir beaucoup de patience, essayer d’oublier toutes mes souffrances et m’occuper seulement de ma fille et de ma mère qui était très malade. Ironie du sort, j’ai dû jouer le rôle mère et me charger, en plus de ma fille, des soins de ma petite soeur Sukeina, qui avait deux ans quand notre mère est morte en 1994. Nous avons été libérés le 19 juin 1991 grâce à une grande campagne internationale dirigée par le Front Polisario et beaucoup d’organisations de Droits de l’Homme comme AFAPREDESA, Amnesty International, etc. Il a été difficile de s’habituer à notre nouvelle ambiance et avec des corps usés par beaucoup de maladies. Nos proches se sont enchargés du traitement médical, non seulement physique mais aussi psychologique. Quelques uns ont subi des opérations chirurgicales. Mais nous étions toujours sous surveillance permanente, isolés de la société, et ce jusqu’à ce qu’on nous emmène à des interrogatoires, on voulait éviter que nous rencontrions entre anciens disparus. Pourtant, nous n’avions jamais manqué à nos principes et restions toujours déterminés à défier ces privations et continuer notre lutte pour faire écouter notre voix à la communauté internationale et aux organisations des Droits de l’Homme. Nous révélions tout ce que nous avions souffert et que beacoup de Sahraouis étaient encore en train de souffrir dans les prisons secrètes du Maroc. Ainsi, je me suis jointes à mes camarades, les activistes sahraouis des Droits de l’Homme, pour révéler les flagrantes violations des Droits de l’Homme perpétuées par le régime marocain au Sahara Occidental. Cela m’a valu de nouvelles contraintes et tortures, comme le 17 juin 2005 dans la rue de Smara à El Ayoun, avec les défenseurs des Droits de l’Homme, El-husein Lidri et Aminatou Haidar. Ce même jour, Aminatou a été arrêtée dans la salle des urgences de l’hôpital Belmehdi, à El Ayoun, par un groupe de tortionnaires conduit par le célèbre Ichi Abu Al-Husein. Depuis ce temps-là, ma maison est sous surveillance permanente par des agents secrets. Le 20 juillet 2005 ils ont attaqué ma maison et arrêté trois militants des droits de l’homme; Brahim Numería, Al-husein Lidri et Al-arbi Massùd, qui ont été plus tard condamnés à de longues et injustes peines de prison. Mon nom a été mentionné de façon répétée durant les procédures d’interrogatoire de la Police Judiciaire et j’ai même été interrogée plusieurs fois par la police dans l’intention de restreindre mes activités de défense des Droits de l’Homme. Sans doute, l’Intifada Sahraouie qui a commencé en mai 2005, a révélé les atrocités des tortionnaires marocains responsables de nos souffrances. Beaucoup de ces bourreaux ont été plus tard promus ou récompensés par de grandes fortunes, alors qu’autres ont bénéficié de « négociations » sur les drogues pour acquérir plus de terres et augmenter leurs capitaux. La liste suivante inclue un groupe de tortionnaires qui ont l’habitude de forcer les maisons des Sahraouis, séquestrer et tourmenter les hommes, femmes et enfants dans les prisons secrètes du PC-CMI. Tourments qui commencent dans les voitures de la police et qui terminent par abandon des victimes au milieu de nulle part. Depuis le début de l’Intifada, le 21 mai 2005, l’arrestation et la torture de mineurs sont devenues habituelles. Tel est le cas de Hamdi Lembarki, qui a été torturé à mort au milieu de les rues d’El Ayoun le 30 octobre 2005. Les tortionnaires responsables de notre arrestation et de nos tortures durant la période de notre disparition depuis l’an 1987 sont : 1. Saleh Zemrag : il a été Gouverneur d’El Ayoun jusqu’à sa mort en 1993. 2. Mohamed Al-garuani : ancien Pasha à El Ayoun, Sahara Occidental, aujourd’hui il demeure à Kenitra, au Maroc. 3. Brahim Bensami : a été promu “Gouverneur de Sécurité” d’El Ayoun avant d’être muté à Settat, au Maroc. 4. Al-arbi Hariz : a été le chef des services secrets à El Ayoun et promu au poste de “Gouverneur de sécurité” de Dakhla. 5. Andel-hag Rabii : officier de police, il travaille encore à El Ayoun. 6. Ben Hima : officier de police qui a été muté d’El Ayoun à Agadir, au Maroc. 7. Abdel-hafed Ben Hachem : Fonctionnaire du Ministère de l’Interieur marocain. Il avait l’habitude de donner les ordres et assurait la coordination avec l’ex Ministre de l’Interieur, Driss Basri. 8. Aziz Al-amraui et Mohamed Jetuu : Ils étaient parmi les gardes chargés de nous torturer dans la prison secrète du PC-CMI, à El Ayoun. 9. Arrumi Aayad : inspecteur de la police marocaine à El Ayoun, Sahara Occidental, depuis décembre 1975. 10. Abderrahim Taifi : inspecteur de police marocain à El Ayoun, Sahara Occidental, depuis décembre 1975. 11. Sanhaji : officier de police marocain, qui a été chef des services secrets à El Ayoun de décembre 1975 à 1996. Finalement, je crois que l’unique manière de rendre la justice et respecter notre mémoire collective est de porter auprès de la justice les responsables de ces flagrantes violations des Droits de l’Hommes au Sahara Occidental, de ratifier les accords internationaux, d’interdire la torture et de porter le dossier à la Cour Pénal Internationale. |