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Des organisations civiles dénoncent les abus des marocains et le silence International - Mercredi 19 septembre 2007 (8:57)
- Elles critiquent que le rapport d’enquête de l’ONU qui n’a toujours pas été publié
- Elles affirment que les mesures répressives contre les sahraouis ont redoublé
El Financiero en ligne
Genève, le 19 septembre - Des Organisations de défenseuses des droits de l'homme ont déploré aujourd'hui que le rapport de la mission de l'ONU qui a enquêté en mai 2006 à propos des abus perpétrés par le Maroc au Sahara Occidental n'ait pas encore été publié et dénoncent la répression continue dans l'ex-colonie espagnole. "C'est insupportable et inadmissible qu'un an et demi après la mission envoyée par la Haut Commissionnaire pour Droits de l'Homme de l'ONU dans ces territoires occupés, le contenu du rapport ne se soit pas connu officiellement" a signalé Christine Perregaux, du Bureau International pour la défense des droits de l'homme au Sahara Occidental, devant la réunion actuelle du Conseil de Droits de l'Homme à Genève.
Le résultat de cette mission qui a été dirigée par le membre d'alors du Comité International de la Croix Rouge, Christophe Giraud, selon Perregaux, paraît avoir été refusé par le Gouvernement de Rabat, mais quelques unes de ses observations sont apparues dans le quotidien français "Le Monde". Ainsi, elle a critiqué la passivité avec laquelle les instances de l'ONU reçoivent les dénonciations présentées sur des cas de tortures, détenions arbitraires et limitation de mouvement au Sahara, y comprises "des situations transmises à caractère urgent, pour lesquelles l’accusé de réception arrive seulement six mois plus tard." " Depuis un an, ce sont quelques deux mille détentions de manifestants contre l'occupation du Sahara qui ont été enregistrées, parmi lesquelles au moins une centaine de personnes ont été condamnées à des peines d’emprisonnement entre un et cinq ans", a affirmé Messaoud Larbi, du Colectif des droits de l'homme sahraoui. Selon Larbi, après la visite de la mission les mesures répressives contre les sahraouis ont été redoublées ; elles vont de la prison préventive, intimidations, pressions psychologiques à la violence physique. "Le gouvernement de Rabat, qui officiellement refuse l'émigration clandestine de ses ressortissants, incite les opposants sahraouis à fuir vers Espagne " a affirmé Larbi à la presse.
Dahha Rammouni, de l'Association des Victimes de Graves Violations Marocaines, a souligné le caractère pacifique des manifestations contre l'occupation et qu'actuellement le Sahara Occidental vit sous un blocage complet. De plus il a indiqué que "les deux rounds de négociations tripartites entre l'ONU, Maroc et le Front Polisario n'ont pas donné des résultats concrets vers un processus de paix, et l'unique voie pour résoudre le conflit est à travers le référendum". A ce propos, ils se sont montrés sceptiques à propos d’un éventuel troisième round d’entretiens, qui se tiendrait à Genève en décembre prochain.
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